01 mars 2007
Let’s swing.
Exercice périlleux : donner du rythme à ses phrases, faire swinguer son texte.
Je viens de découvrir sur le site http://www.lettres.net/ que le rythme dans la langue française se décompose de la
même manière que le rythme musical. Je dois certainement avoir des lacunes,
mais cette découverte me remplit de joie, comme quoi il ne m’en faut pas
beaucoup.
On distingue le rythme binaire, qui reflète l’équilibre, et le rythme ternaire
qui symbolise l’abondance ou l’amplification, exactement comme dans la
décomposition des mesures en musique : mesure simple, temps binaires, et
mesure composée, temps ternaires. Le rythme ternaire est plutôt associé au Jazz
et le binaire au rock. Si les membres des phrases s'allongent la cadence est
majeure et si les membres se raccourcissent il s’agit de cadence mineure.
Exemple de phrase ternaire (trois membres) à cadence mineure :
Les rêves de Jacob se sont évanouis (1), Ismo a besoin d’aide (2) : à vous, lecteurs (3).
Exemple de phrase binaire (deux membres) à cadence majeure :
Si j’avais eu plus d’inspiration (1), il y a longtemps que le portrait de mon inconnue aurait été bouclé (2).
Tout ceci ne fait pas avancer le schmilblick, je sais !
Quoi qu’il en
soit il vaut mieux terminer le portrait avant que les telenovelas ne fassent encore
des ravages.
Boa noite (Bonne nuit en portugais)
17 janvier 2007
rythme ou pas rythme?
Pas trop envie d’écrire aujourd’hui, ne m’en voulez pas, je cale un peu sur la structure de mon intrigue. J’ai plutôt envie de vous parler de rythme, de tempo, de swing.
Le rythme est partout dans la nature, il est dans les saisons, dans les mouvements des planètes, dans les battements du cœur (quand on est amoureux le cœur fait un peu n’importe quoi, c’est un mauvais exemple), dans le chant des oiseaux, pour peu qu’on prenne le temps de les écouter. Le rythme est le moteur de notre existence, il nous rassure quand il est régulier et familier, il nous inquiète quand il est frénétique.
Après ce que je viens d’écrire, il me parait inimaginable qu’une personne ne puisse pas avoir le sens du rythme…quoique. Bon alors, pour excuser la personne en question, que je ne citerai pas, on va dire qu’étant donné qu’il ou elle passe beaucoup de temps dans les airs, il ne s’agit certainement pas d’une personne comme vous et moi mais d’un oiseau, enfin je devrais dire un poulpe, enfin Malo tu m’as compris. Eh oui Alban, merde j’ai craché le morceau devant tous les internautes, les civilisations africaines les plus anciennes ont utilisé le rythme pour la «communication entre les tribus et les villages pour transmettre des messages de vie, de mort, de guerre ou de mariage » (Georges Paczynski, une histoire de la batterie de jazz). Comment imaginer, par exemple, un mariage tunisien sans les rythmes langoureux et sans la danse du « bentre », comme dirait notre fameux professeur espagnol de darbouka (pour ceux qui ne suivent pas c’est au chapitre contes et rythmes de ma petite histoire).
Dans le rythme on distingue la pulsation, le temps, la métrique et le tempo. La pulsation est la répétition régulière d’une impulsion (battement de pied, de main etc.), le temps comprend l’impact de la pulsation et la durée entre deux pulsations, la métrique c’est ce qui mesure le rythme et enfin le tempo est l’allure ou la vitesse de la pulsation. Quand « el famoso professor do tarbouka » nous donne l’exemple du DOUM et du TAK, il s’agit de los « impoulsiones ». Quand « el famoso professor do darbouka » nous parle des rythmes langoureux de la danse du « bentre », il se réfère au tempo.
Et pour finir sur ce petit aparté, que je reprendrai certainement plus tard, je vous livre un petit exercice que j’ai trouvé dans un bouquin. Cet exercice est à pratiquer debout sur une musique rythmée que l’on aime de préférence. Jambes fléchies, le reste du corps souple pour transmettre le mouvement, on décolle légèrement les pieds du sol et on observe le mouvement naturel du bassin. Voilà !!! Comme ça ! L’idéal est de faire cet exercice en face d’un miroir pour vraiment se rendre compte que ceux qui écrivent les bouquins nous font vraiment avaler n'importe quoi. Mais bon, l’exercice est intéressant il permet vraiment de comprendre comment le mouvement se transmet dans tous le corps. Malheureusement il ne nous explique pas comment certains êtres humains échappent au rythme.







