23 juin 2007
Courtemanche. Le bébé
J'adore!!!
18 juin 2007
le Plumeau magique
16 juin 2007
No Comment
Grand corps malade - Midi 20 (live)
Je suis né tôt ce matin, juste avant que le soleil comprenne
Qu'il va falloir qu'il se lève et qu'il prenne son petit crème
Je suis né tôt ce matin, entouré de plein de gens bien
Qui me regardent un peu chelou et qui m'appellent Fabien
Quand le soleil apparaît j'essaie de réaliser ce qu'il se passe
Je tente de comprendre le temps et j'analyse mon espace
Il est 7 heures du mat' sur l'horloge de mon existence
Je regarde la petite aiguille et j'imagine son importance
Pas de temps à perdre ce matin, je commence par l'alphabet
Y'a plein de choses à apprendre si tu veux pas finir tebê
C'est sûr, je serais pas un génie mais ça va y'a pire
Sur les coups de 7 heures et demie j'ai appris à lire et à écrire
La journée commence bien, il fait beau et je suis content
Je reçois plein d'affection et je comprends que c'est important
Il est bientôt 9 heures et demie et j'aborde l'adolescence
En pleine forme, plein d'envie et juste ce qu'il faut d'insouciance
Je commence à me la raconter, j'ai plein de potes et je me sens fort
Je garde un peu de temps pour les meufs quand je suis pas en train de faire du sport
Emploi du temps bien rempli, et je suis à la bourre pour mes rencards
Putain la vie passe trop vite, il est déjà 11 heures moins le quart
Celui qui veut me viser, je lui conseille de changer de cible
Me toucher est impossible, à 11 heures je me sens invincible
Il fait chaud, tout me sourit, il manquait plus que je sois amoureux
C'est arrivé sans prévenir sur les coups d'11 heures moins 2
Mais tout à coup, alors que dans le ciel, y'avait pas un seul nuage
A éclaté au-dessus de moi un intolérable orage
Il est 11 heures 08 quand ma journée prend un virage
Pour le moins inattendu alors je tourne mais j'ai la rage
Je me suis pris un éclair comme un coup d'électricité
Je me suis relevé mais j'ai laissé un peu de mobilité
Mes tablettes de chocolat sont devenues de la marmelade
Je me suis fait à tout ça, appelez moi Grand Corps Malade
Cette fin de matinée est tout sauf une récréation
A 11 heures 20 je dois faire preuve d'une bonne dose d'adaptation
Je passe beaucoup moins de temps à me balader rue de la Rép'
Et j'apprends à remplir les papiers de la Cotorep
J'ai pas que des séquelles physiques, je vais pas faire le tho-my
Mais y'a des cicatrices plus profondes qu'une trachéotomie
J'ai eu de la chance je suis pas passé très loin de l'échec et mat
Mais j'avoue que j'ai encore souvent la nostalgie de 10 heures du mat'
A midi moins le quart, j'ai pris mon stylo bleu foncé
J'ai compris que lui et ma béquille pouvaient me faire avancer
J'ai posé des mots sur tout ce que j'avais dans le bide
J'ai posé des mots et j'ai fait plus que combler le vide
J'ai été bien accueilli dans le cercle des poètes du bitume
Et dans l'obscurité, j'avance au clair de ma plume
J'ai assommé ma pudeur, j'ai assumé mes ardeurs
Et j'ai slamé mes joies, mes peines, mes envies et mes erreurs
Il est midi 19 à l'heure où j'écris ce con d'texte
Je vous ai décrit ma matinée pour que vous sachiez le contexte
Car si la journée finit à minuit, il me reste quand même pas mal de temps
J'ai encore tout l'après-midi pour faire des trucs importants
C'est vrai que la vie est rarement un roman en 18 tomes
Toutes les bonnes choses ont une fin, on ne repousse pas l'ultimatum
Alors je vais profiter de tous les moments qui me séparent de la chute
Je vais croquer dans chaque instant, je ne dois pas perdre une minute
Il me reste tellement de choses à faire que j'en ai presque le vertige
Je voudrais être encore un enfant mais j'ai déjà 28 pijes
Alors je vais faire ce qu'il faut pour que mes espoirs ne restent pas vains
D'ailleurs je vous laisse, là c'est chaud, il est déjà midi 20.
10 juin 2007
Un petit coup d'oeil dans le rétro
Pour tout ceux qui comme moi ont connus Danièle Gilbert à midi à la télévision, le temps des vaccinations collectives à l'école (ouille! maman, j'ai mal!), le temps où on était super-branché avec nos pantalons marrons patte d'eph', le temps où pour changer de chaine à la télé il fallait se léver du fauteuil et pour tous ceux qui n'ont pas connu tous ça, voici un site plutôt sympa : http://www.coucoucircus.org. En avant Sadokan, youpi Daktari, tous dans l'autobus à impérial...
Quant à moi voici ma préférence : http://www.coucoucircus.org/emissions/generique.php?id=27
Free Hugs à tous
05 juin 2007
Câlins gratuits
J'ai le mal de mer. Comme beaucoup de terrien. Certains ont peur des fantômes, d'autres des araignées... moi c'est de la houle. Je n'arrive même pas à résister à des vagues de 10 cm. Et pourtant... Et pourtant je m'obstine à faire du bateau. Magré les vagues, le vent arrière, le roulis. Même si je sais que le meilleur moyen de lutter contre le mal de mer c'est de s'allonger sagement au pied d'un pommier. Croyez-moi sur les frêles esquifs à bord desquels j'ai tourné de l'oeil, point d'arbre majestueux portant fièrement leurs "Grany Smith". Non rien de tout cela. Qu'y-a-t-il donc sur ces voiliers qui me fasse braver les vagues énormes des mers d'huile? Les paysages marins? Les couchers de soleil (vous savez, ceux à 1 euro)? Les îles sous le vent? Ou plutôt les apéros au ti' punch, les baignades dans les criques de Méditérranée? Pour tout cela nul besoin d'une goélette, d'un pointu, d'un schooner ou même d'un clipper.
Sur les fameux trois mâts ou je traîne ma jambe de bois il y a juste Cap'tain, l'Ecrivain, la Motocyclista, ma Gentille Infirmière, le Poulpe Volant, le Spécialiste des Fruits.
Free Hugs à mes amis
04 juin 2007
A vous la suite...
Salut à tous,
je vous propose un nouveau jeu, pour ceux qui voudront bien jouer. J'ai commencé à écrire le début d'une histoire, rien à voir avec les rêves de Jacob au passage, libre à vous de rajouter ce qui vous passe par la tête. What do you think about it? Bon évidemment si personne ne répond, je n'aurai pas l'air con.
"Il rentra chez lui comme tous les soirs après une longue journée de travail. Ces derniers temps il se ruait sur n’importe quelle petit job que l’agence voulait bien lui offrir. Les propositions se faisaient de plus en plus rares pour un homme de son âge, mais ce n’était pas le genre de personne à baisser les bras. Tous les soirs, les mêmes gestes se répétaient à l’infini : un verre de whisky à la main il allumait le poste radio, s’allongeait sur ce qui lui servait de sofa et écoutait son émission culturelle préférée. Le genre d’émission qui laissait filer son imagination au gré des différentes interventions, pas comme ces conneries habituelles de la télévision poubelle. Au lendemain des élections de 2002, écoeuré de la façon dont les journaux télévisés avaient traité le sujet de l’insécurité et de la violence, il s’était débarrassé de sa télévision. Pour lui sans aucun doute, les médias étaient responsables du fléau du second tour présidentiel. Les médias, justement, avaient été sa vie, sa passion. Il était journaliste, aimait profondément son métier et ne tolérait aucun écart déontologique. Le lendemain des élections, il alla porter une lettre de démission à son directeur. Plus personne ne pouvait le retenir, sa décision était prise… Mektoub!
Il jeta un coup d’œil machinalement sur son répondeur, le voyant indiquait deux messages en attente. Qui pouvait bien en vouloir à ce vieux loup solitaire? "







