27 février 2007
Humeur
C’est marrant comme l’envie d’écrire ne vient pas si facilement quand on n’a pas trop la pêche. J’aimerai vous raconter des tas de trucs, avancer dans mon histoire, mais pour l’instant le cœur n’y est pas. Ismo est un peu abandonné à son sort et je m’en veux un peu. Il faut dire qu’aux dernières nouvelles il était entre de bonnes mains, il n’y a pas de quoi s’affoler. Elle s’appellerait donc Guiomar selon Mr Assidu, dont je vous laisse le soin de lire le dernier commentaire que j’ai attendu avec impatience. En réalité je pense être allé un peu trop vite dans l’écriture, il me faut prendre un peu de recul et structurer un peu mieux le déroulement des événements, mais le temps me manque. Et puis s’il n’y avait pas ces émissions politiques et ces candidats tous aussi fades les uns que les autres! Parfois j’ai presque envie de ne pas voter, d’exprimer mon mécontentement. Mais non, je ne peux décemment pas, l’ombre de 2002 plane sur ces élections. Combien de marchands de tapis, de bonimenteurs, aurons nous encore au pouvoir avant de rétablir un semblant de confiance et d'insouciance. A chaque élection, ils débarquent avec leurs couffins remplis de promesses électorales : « Augmentation du smic à 1500 euros, qui dit mieux, augmentation du smic à 1500 euros. Venez mesdames et messieurs ! Venez admirer la femme candidate aux élections ! Venez voir le petit nabot pyromane des cités ! Venez entendre Casimir du milieu et son ni gauche ni droite ! Venez cracher sur le borgne et sa haine des populations immigrées ! ».
Guarda un puo come sono diventati pazzi ! Tu almeno la dove sei, questi problemi non ti fanno reaggire mai piu! Lo sai, avrei voluto essere presso di te in questi ultimi momenti, ma ti avevo un po dimenticato! Ti prego di pardonarmi!
Tout se perd dans ce monde purement matérialiste, les valeurs essentielles n’ont plus lieu d’exister. Mais je continue de croire que dans un appartement, en pleine nuit, un enfant rêve de nous remettre sur le droit chemin.
23 février 2007
Mr Drum
Avant que Morphée ne m'emmene aux pays des songes, je vous présente Mister Drum, une petite statuette que j'avais acheté dans une boutique de souvenirs aux baléares. Mister Drum est cool il est toujours dans le tempo, normal comme le dit la fable du lièvre et de la tortue "rien ne sert de courir il faut partir à point". Mr Drum est probablement Jamaïquains comme l'indique son look, on l'imagine peut-être accompagner un groupe de Reggae, mais ne vous fiez pas aux apparences Mr Drum est universel.
Good Night Mister Drum, I'm too tired to talk tonight.
Youbal
21 février 2007
Putain je suis dégoûté!
Futur Batteur - Igor Falecki
Vidéo envoyée par karakartal3
Il ne doit pas avoir cinq ans le môme!!!! Je vais peut-être me mettre à la couture,finalement. J'adore sa petite bouille à la fin du film.
20 février 2007
Les religions et moi (chapitre I : la religion catholique)
Bien entendu le sujet des religions est un sujet sensible de nos jours, car raconter ses propres expériences dans ce domaine c’est s’exposer aux critiques virulentes venant d’extrémistes de tout bord. Il suffirait peut-être à quelqu’un d’écrire le mot religion sur le moteur de recherche Google pour éventuellement tomber sur le présent article, avec la chance que j’ai je l’imagine bien ce gros barbu intégriste avec ses gros doigts sur le clavier. Et comme je n’ai aucune intention de tomber sous le coup d’une fatwa lancée par un quelconque fou de dieu, ou bien que les croisés me poursuivent dans les aéroports en armure médiévale jusqu’en Papouasie Occidentale, pays où je me serai certainement enfui entre temps (vous êtes témoin je suis fair play, je leur indique même où me trouver), je vais être extrêmement, prudemment, soft.
Mais me direz vous, si je ne veux pas m’exposer au danger il suffirait de ne rien écrire et certainement pas d’exposer mes écrits aux millions d’internautes. Sur ce point je suis rassuré, car à l’instant où j’écris ces lignes, je ne connais que quatre admirateurs assidus à mon blog ; et pour tout vous dire je pense même que l’un d’entre eux, ou d’entre elle, vienne de « lâcher l’affaire ». Si jamais je me trompe, je suis prêt à m’excuser platement. Sur ces quatre admirateurs je n’en connais qu’un seul qui pourrait me causer des soucis ; manque de chance c’est le plus assidu. Mais étant donné qu’il boit du vin, qu’il mange du porc, qu’il jure comme vous et moi, bien qu’il soit de type pas tibulaire mais presque, le danger d’une bombe à retardement sur mon blog est écarté. Mais venons en aux faits.
A l’époque j’habitais encore en Tunisie et bien entendu nos coutumes étaient majoritairement musulmanes ou juives suivant qui venait séjourner à la maison. Pourtant je ne me rendais pas vraiment compte de l’importance de la religion. 
Mon premier contact avec celle-ci, je devrais dire ma première prise de conscience du phénomène religieux, je l’ai eu lors d’un séjour en colonie de vacances, je devais avoir une dizaine d’année. Je ne me souviens plus vraiment pour quelles raisons obscures je me suis retrouvé dans ce trou perdu du Jura, moi qui venait d’un pays chaud et sec. Mais je soupçonne que mes parents, excédés par nos courses de chevaux dans le jardin, décidèrent un soir, chuchotant dans leur lit, de se débarrasser de nous pour quelques jours. D’ailleurs mes soupçons se confirment car à l’instant où j’écris ces mots, je réalise qu’ils avaient réitéré l’expérience à de nombreuses reprises….
Me voilà donc dans débarqué de ma chère Tunisie dans un endroit que ma mémoire lointaine semble appeller « Ermitage » proche d’un village dont je ne me souviens plus du nom. Je me souvenais en revanche du cimetière qu’on longeait deux fois par jour, pour aller affronter les autres classes lors de rencontres sportives. A cette époque je m’étais lié d’amitié avec un étrange tunisien du même age que moi, qui semblait en vouloir aux croix fixées au dessus des tombes, car à chaque passage devant le cimetière il râclait sa gorge et crachait par terre en proférant des jurons. Quand je lui demandais pourquoi il procédait ainsi il m’expliquait que la vue des croix le mettait mal à l’aise et qu’elle était le symbole des mécréants. Bien que ses idées sur la religion fussent, vous l’avez deviné, assez arrêtées, ce petit personnage était néanmoins plein de contradictions. Je me souviens qu’un matin, plus exactement un dimanche matin, nous mourrions de faim tous les deux. Après mûre réflexion, il me regarda droit dans les yeux et me certifia qu’il connaissait un endroit où l’on donnait à copieusement manger à tout le monde sans exception. Je ne fus pas très long à convaincre, vous l’aurez deviné. Nous arrivâmes dans une clairière où des bancs étaient installés autour d’un autel et où de nombreuses grandes personnes semblaient entonner des chants entrecoupant le discours d’un étrange personnage tout déguisé de blanc. Il me raconta que pour pouvoir bénéficier du fameux repas, il fallait se soumettre au règlement. Il me tendit un livret incompréhensible. Ne saisissant pas un traître mot de ce qui se disait pendant la cérémonie, nous essayâmes en vain de nous repérer dans les écrits. Un vieux monsieur assis à notre gauche, nous prît en pitié et nous souffla les paroles des chansons. Lorsque la cérémonie fût terminée nous nous précipitâmes dans la queue pour réclamer notre dû… C’est ainsi que je fis connaissance avec le monde merveilleux de la messe et de l' Ostie, que l’on appelle aussi corps du christ et qui ne ressemble en rien à un plat de couscous, même sans pois chiches. Inutile de vous dire que je lui en avais voulu toute la journée de m’avoir attiré dans ce traquenard, car mon estomac, lui, était très rancunier.
12 février 2007
souvenir
Avec mes frères, lorsque nous étions plus jeunes et que les journées duraient des éternités, on s’amusait à enfourcher des branches de palmier pour en faire des montures en tout point semblables à des chevaux de course, on poussait la vraisemblance jusqu’à imiter les ébrouements et les hennissements. Dans le jardin de notre maison de Carthage il y avait trois immenses palmiers que l’on s’amusait à dépouiller méthodiquement. Parfois on oubliait d’enlever les épines à la naissance des branches et on en semait partout dans le jardin. Ca faisait un peu mal aux pieds en fin de journée, mais rien ne nous arrêtait lorsqu’on organisait une course de chevaux. Le plus dur était de négocier les virages, parce que l'idée ne nous venait jamais à l’esprit, par fainéantise probablement connaissant les quatre énergumènes, de réduire la taille des branches.
Dans ce jardin on adorait battre des records de vitesse, souvent pour le simple exploit sportif, mais aussi pour la gloire. Le recordman devenait alors le héros de tout Carthage. Mais il arrivait parfois que battre ce record devienne une nécessité vitale. Ces quelques moments où l’on ne pense plus qu’à soi, où l’instinct de survie prend le dessus sur la solidarité fraternelle, où l’on est prêt à tuer pour ne pas être le premier à être pris, ces quelques instants meurtriers étaient les piqûres de rappel, les « VACCINS », cette chose ignoble que l’illustre PASTEUR a inventé pour le bonheur de la santé publique et pour le malheur des enfants. Ma mère étant médecin scolaire il était plus facile pour elle d’organiser des séances de piqûres massives « at home ». Après tout il n’y avait aucune raison qu’un seul de nous échappe à la torture que subissaient les autres, quand il y en avait pour un il y en avait pour quatre, il en était de même pour les maladies.
Il fallait toute une organisation à mes parents pour nous piquer les uns après les autres. Pendant que ma mère préparait consciencieusement les vaccins, qui someillaient depuis quelques jours dans le réfrigérateur en attendant le moment fatidique , mon père nous courait derrière, empruntant le parcours que nous avions mis des jours à optimiser, et nous ramassait sans pitié les uns après les autres. Je remercie Darwin d’avoir découvert la sélection naturelle, car elle nous permettait parfois d’avoir quelques minutes de répit entre deux piqûres. Lorsque les scéances de tortures étaient terminées, nous reprenions nos activités équestres comme si de rien nétait. Le plus rapide d'entre nous paradait fièrement sur sa monture le restant de la journée.
11 février 2007
Les inconnus et la politique
Les inconnus Le Pen et Mitterand
Vidéo envoyée par Trendio
Allez un petite séquence humour politique, une fois n'est pas coutume. Un classique des inconnus, mais ça fait toujours du bien !
10 février 2007
Il mare d'inverno (Enrico Ruggeri). Photo Ettore Marzocchi
Il mare d'inverno
è solo un film in bianco e nero visto alla TV.
E verso l'interno
qualche nuvola dal cielo che si butta giù.
Sabbia bagnata,
una lettera che il vento sta portando via.
Punti invisibili rincorsi dai cani,
stanche parabole di vecchi gabbiani,
e io che rimango qui solo
a cercare un caffè.
Il mare d'inverno
è un concetto che il pensiero non considera.
E' poco moderno,
è qualcosa che nessuno mai desidera.
Alberghi chiusi,
manifesti già sbiaditi di pubblicità.
Macchine tracciano solchi su strade
dove la pioggia d'estate non cade
e io che non riesco nemmeno
a parlare con me.
Mare mare, qui non viene mai nessuno a trascinarmi via.
Mare mare, qui non viene mai nessuno a farci compagnia.
Mare mare, non ti posso guardare così, perché
questo vento agita anche me
questo vento agita anche me.
Passerà il freddo
e la spiaggia lentamente si colorerà.
La radio e i giornali
e una musica banale si diffonderà.
Nuove avventure
discoteche illuminate piene di bugie.
Ma verso sera uno strano concerto
e un ombrellone che rimane aperto.
Mi tuffo perplesso in momenti
vissuti di già.
Mare mare, qui non viene mai nessuno a trascinarmi via.
Mare mare, qui non viene mai nessuno a farci compagnia.
Mare mare, non ti posso guardare così, perché
questo vento agita anche me
questo vento agita anche me.
Questo vento agita anche me
questo vento agita anche...
09 février 2007
Portrait d'une inconnue (suite)
Elle commanda un café puis se tourna lentement vers moi. Les murs, les barbelés, la haine, les religions, rien ne peut freiner l’attirance que deux inconnus peuvent ressentir l’un pour l’autre. Cette pensée m’avait envahi l’esprit au moment précis où elle posa son regard sur moi. Inconsciemment je pressentais que nos destins allaient être liés. Je n’oublierai jamais ses beaux yeux marron légèrement en amande, je pourrai les identifier sans hésiter, même sous ces prisons de tissus que certaines femmes musulmanes sont contraintes de porter. Elle avait le visage doux, espiègle et légèrement rond, les cheveux châtain. Cette expression de visage, ce léger rictus au coin des lèvres m’étaient familiers mais j’avais du mal à recoller les morceaux. 
Des centaines d’images se bousculaient dans ma tête :
une ombre au bord d'un chemin calcaire inondé de soleil...
un souvenir d'enfance dans les ruelles endormies des fins d'après-midi...
une robe légère qui projetait son ombre sur les murs blancs de la médina...
des rires d'enfants qui jouaient à cache-cache...
une chanson triste arabo-andalouse ....
Une odeur de jasmin au détour d'une ruelle de Sidi-Bou…
La magie du henné dans le creux d'une main…
Les "youyous" des femmes comme un appel au souvenir…
Une brise frôlant légèrement mes joues à l'ombre d'un palmier…
Une douce chevelure que je caressait le soir avant de m'endormir...
Comment une inconnue pouvait-elle faire ressurgir autant d’images enfouies dans ma mémoire ?
04 février 2007
Baptême de parapente
baptême de parapente
Vidéo envoyée par youbal
Voici une vidéo de mon Baptême de parapente à la Plagne, il faut bien se reposer les neurones de temps en temps...
Avec my friend Alban à l'atterrissage de parapente de la Vallée de Aime, nous tombons sur un certain Bruno qui propose des sauts en Tandem depuis le sommet de la Grande Rochette jusqu'à ce fameux "Atterro", comme disent les spécialistes. En le raccompagnant vers La Plagne il me propose de partir immédiatement pour un prix défiant toute concurrence; je n'hésite pas une seule seconde. Quarante cinq minutes de pur bonheur avec en prime des 360° et une petite remontée de thermique et quelques biches que nous apercevons d'en haut. Jamais je n'avais connu un telle sensation de sérénité et d'harmonie totale avec la nature. D'ailleurs je n'écoutais que d'une oreille les explications techniques tellement j'étais fasciné par le paysage. Je n'ai qu'un seul regret c'est de ne pas avoir eu mon appareil photo à portée de main. J'ai quand même récupéré quelques photos prises par l'équipe de Plagnair, vous les trouverez dans la rubrique "parapente" des albums photos.
Vivement le prochain vol! Mais en attendant place aux rêves de Jacob.







