27 janvier 2007
Eh oui les batteurs s'expriment parfois!
Animaltonycheckers
Vidéo envoyée par youbal
Avant de partir, je vous envoie encore une petite vidéo de mon batteur préféré qui fait encore des siennes.
Bonne semaine à tous!
26 janvier 2007
Portrait d'une inconnue
Résumé des épisodes précédents : Ismo joue à la belote avec ses amis Nino, Marco et Dan. Quelques jours auparavant, une inconnue dans un café glissait un billet dans la poche d'Ismo. Sans aucun doute cette jeune fille est liée à leur passé. Mais qui est-elle? Vous avez une semaine pour me donner un petit coup de main pour réaliser son portrait. Pendant ce temps je serai sur les pistes de ski :=). Alors Malo, qu'est-ce que tu attends?
PS :Aidez-vous du petit schéma que j'ai rajouté dans le post. J'attend vos commentaires...
25 janvier 2007
La rencontre
Bien que mes travaux scientifiques nécessitaient de la précision, de la rigueur et donc de la concentration, j’avais pris pour habitude de rédiger mes articles dans les cafés très fréquentés de Marseille. Paradoxalement, les discussions de comptoir, les phrases jetées en l'air au hasard d'une discussion, alimentaient mon imagination et me servaient de tremplin pour échapper à la monotonie d’un genre que j’étais contraint d’adopter pour mes écrits. J’aimais les oppositions.
J’étais assis à une table en face de la porte d'entrée, je venais difficilement de pondre
la première phrase de discussion de mon article
« Notre première hypothèse s’inspire des travaux de A. Formisano concernant les mécanismes gouvernant le passage des porteurs entre les zones à faible gap et les zones plus grand gap. Nous supposerons que les porteurs sont confinés dans les zones à petite bande d’énergie interdite, à très basse température, et que le passage vers les domaines à grands gaps se fait progressivement en fonction de la température par effet thermoïonique etc.»», lorsque que mon voisin de droite, un habitué du bar, qui était en grande discussion avec une vielle connaissance s’écria avec un fort accent marseillais : « Ma grognasse de belle mère, cette fangoule, elle ne s’entend qu’avec les animaux, les malades et les vieux. Eh bé tu vois ça tombe bien en ce moment je suis malade! ». Je me rendais compte, dans ces moments précis, que la vie ne se limitait pas à triturer la matière au fond d’un laboratoire. Bien sûr il fallait des petits bras pour faire avancer la science dans la bonne direction, mais j’avais de plus en plus la conviction que celle-ci pouvait se passer de ma contribution, je préférais les cafés et leurs brêves de comptoir.
Ce jour là je n’eu pas beaucoup d’inspiration et puis je dois avouer que mon voisin et sa belle mère m’avaient définitivement fait renoncer aux effets thermoïoniques sur les porteurs confinés. J’eu envie de prendre l’air, de faire un tour sur le vieux port. Je m’apprêtais à plier bagage lorsque je la vis s’avancer devant le comptoir.
22 janvier 2007
La partie de belote - suite
- Dan, je sais que tu n’as pas envie de replonger dans le passé, mais j’ai absolument besoin de toi pour essayer de comprendre quelque chose à cette histoire. Tu as vécu auprès de lui de nombreuses années, a qui d’autre que nous Jacob a-t-il confié ses rêves ? Comment cette fille du bar était elle au courant ?
- Je n’en sais rien Ismo, je….
Marco se leva et interrompit Dan. Je n’avais jamais connu une telle expression dans son regard. Il semblait inquiet.
- Ismo, nous savions depuis quelques semaines que, tôt ou tard, tu allais recevoir un billet identique aux nôtres. Tu as bien entendu, chacun de nous a reçu ce même billet, écrit de la même main, je l’ai vérifié tout à l’heure. Les énigmes ne sont pas les mêmes, mais ce qui me parait le plus étrange, c’est que quelqu’un te l’a remis en main propre, alors que nous les avons reçu par courrier. J’espère que tu comprends maintenant pourquoi j’ai insisté pour que tu viennes, cette fille semble être liée à notre passé.
Tous les détails de la discussion de la veille me revenaient en mémoire. Malgré le sérieux de la situation, je ne pouvais m’empêcher de sourire en pensant à la dernière blague juive qu’il m’avait racontée au téléphone. Nous avions l’habitude, tous les trois, de commencer nos conversations téléphoniques par ce rituel.
- Allo, Ismo, écoute cette dernière, je t’en prie, écoute.
« Jacob tout affolé rencontre Moshé : tu connais mon fils Isaac, il revient d'Israël et figure toi qu'il s'est converti, il est devenu chrétien!
- non, ce n’est pas vrai, eh ben et moi aussi mon fils il est allé à Jérusalem, il est revenu il était chrétien!
- ça c'est bizarre, on va aller demander au rabbin ce qu'il en pense.
-salut Rabin, tu connais le fils de Moshé il est parti en Israel, il s'est converti au christianisme, et mon fils c’est pareil.
-ne m'en parlez pas, vous connaissez mon fils Raphaël? Il est allé à Jérusalem, il est revenu, il s'était converti !... C'est à n'y rien comprendre... Ecoutez mes amis je vais demander à Dieu.
Il se tourne vers Dieu et il lui dit : dis moi mon Dieu? Comment est-ce possible qu'arrive-t-il à nos enfants? Et le dieu répond:
- eh!!!... tu connais mon fils jésus?.......... »
Après cinq minutes de fous rires je lui avais tout raconté, l’inconnue, le billet, je lui avais demandé de tout révéler aux autres.
Marco avait insisté pour que je prenne ma journée prétextant qu’on se voyait moins depuis quelques temps. Il est vrai que ces dernières semaines, j’étais très absorbé par la rédaction d'un article que je devais faire paraître au plus vite. Avant le coup de fil de Marco, j’en étais justement au stade du remords, je m’en voulais d’avoir abandonné le rituel de la belote pendant la rédaction, je m’en voulais surtout d’avoir sacrifié l’amour de Sarah pour un métier qui ne m’apportait plus aucune satisfaction. Il ne mit pas longtemps à me convaincre.
- Si vous étiez au courant tous les trois, pourquoi cette mascarade ? Pourquoi cette partie de belote ?
- Dan me tendit son enveloppe avec un petit sourire au coin des lèvres. Pas de doute l’écriture arrondie était la même. Ce n’était pas vraiment une énigme, mais les mots « belote», « souvenirs » et « Jacob » étaient inscrits sur le billet.
- Ok ne me dis plus rien Dan, j'ai été ridicule tout à l'heure, je m'en excuse. La perspective de replonger dans nos souvenirs communs me réjouissait de plus en plus.
17 janvier 2007
rythme ou pas rythme?
Pas trop envie d’écrire aujourd’hui, ne m’en voulez pas, je cale un peu sur la structure de mon intrigue. J’ai plutôt envie de vous parler de rythme, de tempo, de swing.
Le rythme est partout dans la nature, il est dans les saisons, dans les mouvements des planètes, dans les battements du cœur (quand on est amoureux le cœur fait un peu n’importe quoi, c’est un mauvais exemple), dans le chant des oiseaux, pour peu qu’on prenne le temps de les écouter. Le rythme est le moteur de notre existence, il nous rassure quand il est régulier et familier, il nous inquiète quand il est frénétique.
Après ce que je viens d’écrire, il me parait inimaginable qu’une personne ne puisse pas avoir le sens du rythme…quoique. Bon alors, pour excuser la personne en question, que je ne citerai pas, on va dire qu’étant donné qu’il ou elle passe beaucoup de temps dans les airs, il ne s’agit certainement pas d’une personne comme vous et moi mais d’un oiseau, enfin je devrais dire un poulpe, enfin Malo tu m’as compris. Eh oui Alban, merde j’ai craché le morceau devant tous les internautes, les civilisations africaines les plus anciennes ont utilisé le rythme pour la «communication entre les tribus et les villages pour transmettre des messages de vie, de mort, de guerre ou de mariage » (Georges Paczynski, une histoire de la batterie de jazz). Comment imaginer, par exemple, un mariage tunisien sans les rythmes langoureux et sans la danse du « bentre », comme dirait notre fameux professeur espagnol de darbouka (pour ceux qui ne suivent pas c’est au chapitre contes et rythmes de ma petite histoire).
Dans le rythme on distingue la pulsation, le temps, la métrique et le tempo. La pulsation est la répétition régulière d’une impulsion (battement de pied, de main etc.), le temps comprend l’impact de la pulsation et la durée entre deux pulsations, la métrique c’est ce qui mesure le rythme et enfin le tempo est l’allure ou la vitesse de la pulsation. Quand « el famoso professor do tarbouka » nous donne l’exemple du DOUM et du TAK, il s’agit de los « impoulsiones ». Quand « el famoso professor do darbouka » nous parle des rythmes langoureux de la danse du « bentre », il se réfère au tempo.
Et pour finir sur ce petit aparté, que je reprendrai certainement plus tard, je vous livre un petit exercice que j’ai trouvé dans un bouquin. Cet exercice est à pratiquer debout sur une musique rythmée que l’on aime de préférence. Jambes fléchies, le reste du corps souple pour transmettre le mouvement, on décolle légèrement les pieds du sol et on observe le mouvement naturel du bassin. Voilà !!! Comme ça ! L’idéal est de faire cet exercice en face d’un miroir pour vraiment se rendre compte que ceux qui écrivent les bouquins nous font vraiment avaler n'importe quoi. Mais bon, l’exercice est intéressant il permet vraiment de comprendre comment le mouvement se transmet dans tous le corps. Malheureusement il ne nous explique pas comment certains êtres humains échappent au rythme.
15 janvier 2007
La partie de Belote
En vérité je n’en voulais pas à Dan de se passionner autant pour le jeu de belote, c’était sa manière à lui de ne pas oublier le vieux Jacob, de ne pas tirer un trait sur le passé. Jacob lui avait enseigné les règles et les astuces et, comme souvent, le maître finit par être dépassé par son élève. Dan devint vite un fin stratège de la belote, le héros de tout Tunis, l’as des as, que dis-je, « Belote Man ». Il se passionna tellement pour ce jeu que parfois il arrivait qu’il manqua une journée entière au lycée pour organiser des tournois de belotes dans l’appartement des ses parents. Ces derniers ne s’en rendaient jamais compte, tout ce micmac se déroulait pendant les heures d’ouverture du salon. Parfois sa mère rentrait plus tôt que prévu, mais Dan avait pris soin de placer des éclaireurs tout au long du trajet. Bien entendu nous le couvrions toujours pour expliquer ses absences, il arrivait même que nous fassions parti de l’escadron de reconnaissance. Jacob bien sûr était de mèche, lui-même se chargeait de recruter les divers concurrents parmi ses connaissances. L’appartement se transformait parfois en vrai tripot et nous n’avions jamais su si les parents de Dan avaient découvert la supercherie, malgré le soin que tous les participants prenaient pour effacer les traces d’une quelconque présence. Comme le salon de coiffure tournait plutôt bien, ils décidèrent un jour de l’agrandir et de recruter plusieurs apprentis. La mère de Dan s’occupait de plus en plus de la comptabilité, ce qui ne nécessitait pas sa présence au salon. C’en était fini des tournois de belote.
Aujourd’hui, à
Marseille, les parties sont moins virulentes, mais elles sont toujours chargées
de ces souvenirs.
Les rois nous avaient choisis Dan et moi pour former une équipe. Cela m’arrangeait bien j’avais l’habitude de suivre et de ne pas trop prendre de risque.
Nino était le premier à parler et à jouer. Il annonça sans trop hésiter un quatre vingt à pique, ce qui revenait à demander à Marco s'il avait en main le neuf de pique. Dan regarda son jeu avec son léger tic caractéristique qu’il avait contracté à la grande époque des tournois, il clignait des yeux en soufflant légèrement sur son jeu, il leva la tête et, tout en me regardant dans les yeux, annonça quatre vingt dix à carreaux. Marco n’hésita pas et surenchérit : cent à pique. Les choses se précisaient, j’étais le dernier à parler. J’avais un bon jeu pour accompagner une prise, et comme d’habitude, rien pour annoncer une couleur. Décidément, je n’étais pas très chanceux avec les jeux de carte, mais avec trois carreaux, je n’hésitais plus : cent dix carreau. J’étais fier de pouvoir soutenir le jeu de Dan, peut-être avions nous une chance de gagner aujourd’hui. Je voulais surtout me racheter de ne pas avoir été très attentif. Nino était embêté, mais prit quand même le risque de monter et risqua cent vingt à pique. A partir de ce moment les choses se corsaient, j’espérais que Dan savait ce qu’il faisait en annonçant cent trente. Marco et moi nous ne maîtrisions plus la situation, nous abandonnâmes les enchères tour à tour. Non décidément je n’aimais pas prendre de risques. Avec Dan comme partenaire, j’avais toujours l’impression que jouer aux cartes était comme mettre ma vie en danger.
Les annonces étaient pour moi le moment le plus agréable dans ces parties de belote, j’adorais regarder leur visages, déchiffrer leur jeux. En bon méditerranéen que nous étions, nous ne pouvions cacher nos émotions. L’envie nous démangeait de dévoiler à tout moment nos cartes et parfois on se risquait à des mimiques peu discrètes ce qui nous faisait bien rire. Que seraient nos parties de contrée sans ces fous rires et ces petites engueulades
La partie se déroula sans encombre, Nino et Marco ne remportèrent qu'un seul pli de vint cinq points. Pour nous faire chuter, ils devaient réaliser un minimum de trente trois points, le contrat était donc réussi.
J’avais regagné la confiance de Dan, il fallait en profiter pour remettre l’énigme sur le tapis.
14 janvier 2007
Dans la rue
- Bonjour savez-vous où se trouve le Palais de Justice?
- Bien sûr, vous allez tout droit et à un moment donné vous prendrez sur la gauche.
- Merci à vous, c'est où exactement le moment donné?
- C'est une bonne question.
13 janvier 2007
Baleine en méditerranée
Baleine en méditerranée
Vidéo envoyée par youbal
A bord du bavaria 50, quelques heures à peine après avoir quitté le port de Toulon en direction des baléares, la rencontre avec la première baleine. Souvenirs inoubliables!!! C'était en septembre, et malgré tout cette vidéo prise par Gini me procure encore plein d'émotions.
11 janvier 2007
Souviens-toi des rêves de Jacob
Il me paraissait évident, maintenant, que je devais les tenir informés du billet et de son contenu, seul je ne pouvais résoudre l’énigme.
- Sur la plus belle pièce une déesse veille sur le sommeil des morts. Souviens-toi des rêves de Jacob !
- Ismoooooooo ! Quoi ça y est tu as vu la vierge ou quoi ? Dis moi, elle est venue te faire un bisous sur le front hier soir avant de te coucher?
- Nino tu m’énerves avec ton accent pied noir à couper au
couteau. Ca fait 20 ans que tu habites à
Marseille, tu pourrais faire un effort. Jusep de Ribera Le rêve de Jacob (1639) 
- Vé le l’autre, il nous fait le beau avec ses poèmes et
ses rêvasseries et en plus il vient nous faire une leçon d’intégration. Je te
signale, monsieur l’intégriste de l’intégration, que depuis que tu n’es plus
avec nous sur terre c'est-à-dire, pour être précis, depuis le début de la
partie on n’a pas gagné une seule fois. Ce n’est pas compliqué pourtant il
suffit de jouer avec son partenaire, encore faut-il que tu daignes nous tenir
compagnie.
- Dan tu m’énerves avec ta belote. Tu te réveilles le
matin tu penses à la belote, tu vas aux toilettes tu emportes avec toi un jeu
de belotes, quand tu parles à une fille c’est pour lui proposer une partie de
belote, tu t’endors le soir en rêvant de belote. Oh mais ouvre toi un peu l’esprit
bon sang ! « Sur la plus belle pièce une déesse veille sur le sommeil
des morts. Souviens-toi des rêves de Jacob ». C’est ce qu’il y avait écrit
sur le billet de l’inconnue. En disant ces mots je leur tendit l’enveloppe et
le billet. Marco fut le premier à s’en saisir. Il s’était crispé en m’entendant
prononcer le nom de Jacob. Il rangea le tout dans sa poche et
dit :
- Inutile d’en discuter maintenant finissons cette partie !
- Ah enfin quelqu’un qui me comprend ! Voyez-vous, monsieur Ismo, On ne peut pas résoudre des énigmes en pleine partie de belote, c’est trop sacré !
- D’accord pour une dernière, répliquais-je, mais promettez-moi de m’aider. Cette histoire me perturbe comme l’a si bien dit Nino tout à l’heure.
08 janvier 2007
contes et rythmes
Le vieux Jacob tuait le temps au « café de Paris » en jouant aux cartes avec ses vieux amis. Puis en en fin d’après-midi, avec la ponctualité qui le caractérisait, prenait congés d’eux et se dirigeait naturellement vers le salon de coiffure et nous attendait. Il savait que nous adorions les vieilles histoires du vieux Tunis, celles qui traitaient d’amitiés ancestrales entre juifs, musulmans et chrétiens, celles qui traitaient d’humanité tout simplement. Jacob avait raté sa vocation de conteur, il semblait vouloir rattraper le temps perdu, et pour rien au monde nous n’aurions manqué une séance. Il nous faisait vivre les milles et une nuits en nous mimant tous les personnages et les situations.
Lorsque le vieux Jacob faisait une pause, Marco prenait le relais avec sa Darbouka. 
Ce que nous aimions tous dans ces moments là, ce n’était pas tant qu’il jouait à merveille de cet instrument, mais c’était la façon qu’il avait d’imiter son professeur de Darbouka d'origine espagnole. Comment ce professeur avait tout planté pour venir à Tunis enseigner la darbouka au conservatoire, nous ne l'avions jamais su.
« Lo DOUM » è le son lou plou grave, obtenou en frappant le zentre de la peau, le « TAK » celoui obtenou en frappant le bord droit (ou gauche) de la peau à l'aide dou majeur et de l'annoulaire. DOUUUM TAK DOUUUM TAK DOUUUM TAK DOUUUMM TAK». Puis Marco enchaînait sur différents rythmes faisant danser ses mains et ses doigts sur la surface de la peau.
Nous passions des soirées entières à nous sâouler de rythmes et de contes. J'en oubliais parfois de rentrer à la maison où une bonne râclée souvent m'attendait.
Ses rythmes, ses moments, je ne les oublierai jamais, ils sont encrés en moi, ils ont bercé mon enfance, ils me tiennent compagnie dans les moments de solitude et peupleront partie de mes rêves jusqu’au dernier jour.
Encore aujourd'hui quand on se retrouve tous les quatre sur le vieux port, deux fois par semaine, pour une partie de contrée qui ne finit jamais, je repense à ces moments.







